Lysiane Tellier a reçu la cravate de commandeur de l’ordre national du Mérite

 

 Lysiane Tellier est installée à Saint-Saulge depuis le mois de juin 2016. Cette ancienne résistante a reçu  le lundi 5 septembre 2016 la cravate de commandeur de l’ordre national du Mérite.

Fondé en 1963 par le général de Gaulle, l’ordre national du Mérite est le second ordre national destiné à honorer des citoyens français après la Légion d’honneur. La dernière promotion du 13 mai 2016 nommait 34 commandeurs dont Lysiane Tellier que nous avons la chance de compter parmi les habitants de notre commune.

En présence de sa famille et très nombreuses personnalités, Mme Tellier a été honorée, après toute une vie de combats.

Un article du journal Le Parisien du 25 novembre 2015 résume ainsi la vie de Lysiane Tellier :

« L'éternelle combattante n'a pas eu besoin d'accrocher un drapeau tricolore, hier, à la fenêtre de son appartement de Bourg-la-Reine, où elle réside depuis plus de cinquante ans, pour témoigner son amour à la France. « Ce genre de démonstration ne peut pas faire de mal, juge Lysiane Tellier, 93 ans. Certains critiquent beaucoup la France, car ils l'envient. » En ces temps de menace terroriste, cette figure de la Résistance française incarne à elle seule les valeurs patriotiques. Et depuis à peine une semaine, un espace du Musée des transmissions, au Mont-Valérien, porte son nom. « Cela me touche beaucoup », admet Lysiane Tellier, très attachée à la forteresse de Suresnes, près de laquelle les soldats allemands ont fusillé plus de mille otages et résistants, de 1941 à 1944.

Avec Mémoires du Mont-Valérien, l'association qu'elle a créée en 2008, Lysiane Tellier mène le dernier grand combat de sa vie : celui de la mémoire. Alerte et coquette dans son tailleur bleu pétrole, elle a initié ce mouvement pour assurer la continuité de l'histoire. Pour celles et ceux qui ont donné leur vie afin que les générations suivantes puissent grandir libres.
« Je ne recherche pas des anciens combattants, mais des gens plus jeunes capables de recevoir ce qu'on a vécu et de le transmettre, explique-t-elle. Chaque année, nous recevons 600 jeunes au Mont-Valérien et organisons une cérémonie, dont la dernière édition a eu lieu le 22 novembre », ajoute Alain Faber, qui a succédé à Lysiane Tellier à la présidence de Mémoires du Mont-Valérien. Diminuée par des problèmes de santé, Lysiane Tellier n'a à aucun moment envisagé de manquer le rendez-vous devant le Mémorial de la France combattante, neuf jours à peine après les attentats de Paris.
« J'ai rejoint la Résistance à 17 ans, se souvient-elle. Cela m'avait semblé naturel de m'engager, car mon père avait péri lors de la Première Guerre mondiale. Ma mère nous parlait de lui comme d'un héros tombé pour la France. » Agent des transmissions pour un réseau de maquisards dans la Vienne, Lysiane a connu bien des peurs. « Un soldat allemand m'a arrêtée un jour pour me contrôler alors que j'avais un message accroché au niveau de mon dos, sourit-elle. Il m'a laissé partir en me mettant une grande tape... dans le dos ! Le papier, ça craque toujours un peu...
Connue sous le pseudonyme de Bob dans les Forces françaises de l'intérieur (FFI), Lysiane Tellier a aussi connu la mitraille. Le 25 juillet 1944, elle réussit à évacuer un frère d'armes grièvement blessé. « Il avait un trou dans le dos et à la tête, grimace-t-elle. Je l'ai tiré jusqu'à une ferme d'où j'ai pu appeler un médecin. » Le combattant a survécu. Ces actes de bravoure et bien d'autres ont valu à Lysiane les plus hautes distinctions : Légion d'honneur, Médaille militaire, Croix de guerre, médaille de la Résistance française... Des insignes qui n'ont pas affecté sa modestie. »
 

L'étonnante vitalité de Lysiane Tellier, qui a tenu à saluer un à un les collégiens de 6ème du Collège Jean Arnolet et les jeunes sapeurs pompiers, a impressionné toute l'assemblée.

Mme Tellier est une grande dame qui, par sa présence, honore notre petit village !

Voir l'article du Parisien

Voir l'article du JDC